J'ai passé trop de temps au sol ... ça me manque !
Ce matin la météo n'est pas si belle que ça, la visibilité oscille entre 7000 et 9000 ... Jusqu'à 09h30 je suis scotché à l'écran de l'ordinateur et au téléphone avec le STAP. Ne sachant pas quoi faire j'appelle mon instructeur pour enfin savoir ce que nous allons faire. Nous décidons de nous rendre au terrain et d'aviser là bas.
Quelques quinze kilomètres plus tard, j'arrive à l'aérodrome. La visibilité semble être un peu meilleure. Je vais vérifier cela sur le PC du club-house, nous sommes à 9000.
Je vais préparer la machine,j'ouvre les portes du hangar, laissant passer les quelques rayons de soleil. Le Lionceau sort de son sommeil. Je fais le contrôle anti-dopage (je fais la purge :-D ) je vérifie l'huile, je nettoie la verrière.
J'apprécie la légèreté de l'avion en le tirant jusqu'à son emplacement de parking. Ça change du DR400 avec lequel je galère beaucoup.
Post pré-vol l'avion et l'équipage sont prêts à partir. Nous attendons que les différents paramètres (température d'huile, pression ...) soient dans le vert. En attendant je "discute" avec la tour. Je décide de faire le contrôle en anglais.
Les paramètres ne sont pas encore satisfaisant, je laisse chauffer et j'en profite pour régler ma petite caméra. J'ai commencé par l'installer à la poignée de la verrière mais ça vibrait beaucoup trop, j'ai fini par l'installer à mon casque.
Nous roulons, je fais mes essais moteur, je m'aligne et je décolle. La buée s'est transformée en eau, elle roule sur la verrière diminuant encore plus la visibilité. Je sacrifie la manche de mon polo, tant pis ...
Je suis heureux, je revole E-E-E-E-N-N-N-N-F-F-F-I-N ! Le Lionceau est aussi léger en vol qu'un sol, si ce n'est plus !
Je me remémore les paramètres de vol : 65KT, 70 ...
Nous roationnons (du verbe rotationner ;-) ) Je monte, à 3OO pieds je rentre la pompe, je coupe les volets ... heuuuuuuuu je rentre les volets et je coupe la pompe.
Je continue ma montée, je me mets en branche traversière, vent arrière ... enfin bref, je pense que vous connaissez la chanson.
Tout se passe bien, je récupère une visibilité potable.
En fin de vent arrière j'ai le museau sur Cherbourg qui sort de la brume. Soudainement j'ai repensé à l'histoire de la Normandie. La Seconde Guerre Mondiale et le débarquement. Pour qui, pourquoi ? je ne sais pas; mais je me suis mis à la place des pilotes Alliés venant "d'en face" (comme disent les Normands), découvrant une terre dévastée par les bombes, marqués par la guerre ... Cherbourg vu du ciel c'est beau, mais Cherbourg sortant de la brume c'est encore mieux !
Je sors de ma rêverie, je fais mon dernier virage, ma finale, et je me pose (un peu décalé par rapport à l'axe de piste)
Nous enchaînons trois tours de pistes.
Je ne me lasse pas d'admirer la Normandie qui sort doucement d'une nuit brumeuse.
Débrief du vol : Je dois faire attention à bien me poser sur l'axe de la piste et non pas un peu décalé ... Il faut que je n'arrive pas trop vite et pour le reste ce n'est pas trop mal dixit mon FI.
A SUIVRE : LES VIDEOS DU VOOOOOOOOOL !
Salut corentin !
RépondreSupprimerOn avait discuté il y a pas mal de temps via nos blogs ! Je me rappel de ta passion pour les hélicos ! Je suis ravi de voir que tu a toi aussi progressé dans ta passion. C'est super que tu ai suivi la voie de l'aviation !
Pour moi aujourd'hui breveté pilote ULM je cumule les voyages ( Depuis bordeaux , Salon de Blois , peut etre le maroc cet été ! ).
Je te souhaite de continuer , et peut être qu'on se retrouvera sur Cazeaux si tu deviens pilote au 01/067 "Pyrénées" sur Caracal ou Puma !
Dylan